C’est l’histoire de verre à moitié vide ou à moitié plein ! Le Finistère, 909 028 habitants en 2017, a vu sa population croître de 0,2 % en cinq ans. Ce n’est pas rien ! Cela fait exactement 7 735 Finistériennes et Finistériens de plus qu’en 2012, soit à peu de chose près la population de Rosporden (7 671 Rospordinois(e)s)… Ou encore, pour que chacun regarde au plus près de chez lui (à 500 âmes près), l’équivalent de Saint-Renan (8 110 habitants), ou Pont-l’Abbé ( 8 250 hab), Lesneven ( 7 311 hab), Guilers ( 7 981 hab), Ergué-Gabéric ( 8 208 hab) ou Crozon (7 477 hab). Donc, tout va bien…

La croissance démographique
du Finistère
Le département du Finistère a gagné 0,2 % de population par an entre 2012 et 2017. Cela fait 7 735 habitants de plus en 5 ans, soit l’équivalent de la commune de Rosporden… Où se situe le département par rapport aux autres bretons ?

Mais, les démographes regarderont nos voisins et noteront que l’Ille-et-Vilaine, qui dépasse le million, a pris 51 000 habitants de plus en 5 ans ( + 1 % entre 2012 et 2017), le Morbihan avec 0,5 % de croissance a pris 18 491 habitants en cinq ans. Les Côtes-d’Armor prennent 3 283 Costarmoricains, soit 0,1 %. Cela donne une croissance bretonne de 0,5 % sur la période. La pointe bretonne attire moins que la Riviera vannetaise, ou la métropole rennaise.

Onze communes du Finistère dépassent le seuil de 10 000 habitants en 2017
Le département du Finistère a gagné 0,2 % de population par an entre 2012 et 2017. Voici les onze communes qui dépassent le seuil de 10 000 habitants en 2017.

Le Cap Sizun, la Presqu’île de Crozon, le sud bigouden

Le Cap Sizun et la Presqu’île de Crozon décrochent. On peut y trouver des raisons similaires, comme l’éloignement de grands centres, mais aussi des différences : le Cap ne possède pas l’atout de la présence militaire de l’île Longue, qui apporte des emplois liés à la Défense, ainsi que son lot de retraités de la Royale. Le prix de l’immobilier en Presqu’île freine l’implantation des jeunes…

La porte d’entrée du Cap Sizun, Douarnenez, se dépeuple : en dix ans, elle a perdu 10 % d’habitants. Aujourd’hui, la cité Penn sardin totalise 13 902 Douarnenistes. Si l’on remonte un peu plus dans le temps, en 1975, Douarnenez était peuplée de 19 000 habitants.

Le sud du Pays bigouden décroche lui aussi. Penmarc’h (5 247 hab) a perdu 285 âmes en cinq ans, Le Guilvinec (2 658 hab) compte 280 personnes en moins.

Quimper et son pays

La ville préfecture (à la baisse) se stabilise à 62 985 Quimpérois(e)s. Ses voisines du sud-ouest (Plonéis, Pluguffan, Guengat), en profitent.

Concarneau, Quimperlé et l’Aven

Entre 2012 et 2017, la population quimperloise ( 12 057 hab) a peu évolué après un temps de hausse prononcé dans les cinq années précédentes. Au nord de la voie express, Rosporden, Bannalec, Scaër, Mellac, Le Trévoux, prennent toujours de nouveaux habitants. Au sud, Moëlan, Névez, Pont-Aven, cités balnéaires, en perdent. Concarneau tire son épingle du jeu après avoir perdu 1,8 % d’habitant entre 2007 et 2012, elle prend 0,5 % d’habitants en plus entre 2012 et 2017.

Le Centre-Finistère

De la plaine du Porzay jusqu’au Poher, on peut lire un recul démographique. Même si Dinéault, qui abrite l’école de gendarmerie de Ti Vougeret, prend 4,4 % de croissance en cinq ans, même si Saint-Segal progresse, la plupart des communes voient leur population diminuer. Dans le Poher et les monts d’Arrée, la baisse est encore plus sensible avec – 2 % dans beaucoup de communes. Carhaix (-0,7 %) perd 249 habitants. Saint-Rivoal fait figure d’anomalie dans ce paysage. Attention aux pourcentages : en passant de 170 à 194 âmes, elle croît de 2,7 %.

Dans le bas-Léon et la presqu’île de Plougastel

La Métropole brestoise fait locomotive. La ville centre (140 064 hab) gagne à nouveau des habitants, sa périphérie proche croît toujours. Si on additionne Guipavas (14 482 hab), Plougastel-Daoulas (13 337 hab), Plouzané ( 12 822 hab), Le Relecq-Kerhuon ( 11 462 hab), cela fait une ville fictive de 52 000 personnes.

À Landerneau (15 781 hab), quatrième ville du Finistère derrière Concarneau (19 050 hab), on affiche le sourire : en cinq ans, sa croissance a été de 0,7 %. Saint-Thonan a pris 4,2 % de 2012 à 2017, soit 336 habitants…

Le Haut Léon et le Trégor

Comme dans le reste du département, les communes en bordure de voie express s’en sortent bien, mais sur la côte nord, de Kerlouan jusqu’à Roscoff, ou encore sur la côte trégorroise, ça baisse. Morlaix, qui passe de 15 507 habitants à 14 559 habitants, a perdu 1,3 % de population en cinq ans.

Source : Ouest-France

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