Jean Luc Guennegues est le 4e candidat déclaré pour les élections municipales 2020 à Crozon. À la retraite depuis deux ans, il fait son entrée dans la sphère publique locale.

À 65 ans, il se dit « jeune et nouveau ». Jean Luc Guennegues se lance dans la bataille des élections municipales 2020, à Crozon. Un défi pour cet ancien cadre de La Poste, gonflé à bloc pour sa première expérience de la vie publique locale.

Car les territoires en mutation démographique et économique, comme la Presqu’île, il connaît bien. Durant ces dix dernières années, c’est lui qui a amorcé l’évolution des bureaux de poste en Finistère et Morbihan, en relation étroite avec les élus des petites communes. Un projet pourtant pas forcément populaire à ces débuts.

Une vision à dix ou quinze ans

« Je suis pour le maintien des services publics mais la société se transforme. Il faut anticiper ces changements. Une équipe qui n’aurait pas une vision à dix ou quinze ans, ou qui ne serait là que pour gérer le quotidien, ça ne sert à rien. »

Éloigné du cap de la Chèvre qui l’a vu grandir pour le travail, il a enfin pu y poser ses bagages, à nouveau, en 2002. « Revenir ici a toujours une préoccupation pour moi. » Mais lui, qui aime tant sa Presqu’île, prévient « elle est à protéger mais il ne faut pas en faire un sanctuaire pour autant ».

À la retraite depuis deux ans, ce père de deux enfants met depuis son temps libre au profit de l’association Accueil des villes de France (AVF). Ce qu’il aimerait pour sa ville : lui donner « un nouvel élan » (d’où le nom de liste) et que la commune soit attractive toute l’année. « L’été, pas de problème. Mais pour les gens qui vivent ici au quotidien, qu’en est-il ? »

Pêle-mêle, il veut attirer des entreprises, un développement « harmonieux » du tourisme et maîtriser la dépense publique. Pour cela, il sait qu’« il va falloir y aller » et travailler en coopération avec tous les échelons territoriaux. « Ce n’est pas une question de gros investissements, juste revenir aux fondamentaux. »

Sans étiquette, Jean-Luc Guennegues se place plutôt au centre-droit de l’échiquier politique. Le programme et l’équipe seront dévoilés en début d’année prochaine mais, déjà, il prévient : son équipe devrait compter « des gens aux affaires » et « du sang neuf ».

Source : Ouest-France 

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